x De Braos Abertos

O filme francês de 2017 “De Braços Abertos” é mais do que uma comédia ligeira da atual cinematografia francesa. Na realidade o filme expõe de forma simples e caricatural (quanto baste) o problema agudo da imigração em França. O enredo parte de um debate televisivo entre um intelectual rico da esquerda-caviar e um político de extrema-direita. Este último desafia-o a passar das palavras aos atos e a acolher os imigrantes na sua própria casa e, no calor dos argumentos, e perante a pressão mediática associada ao lançamento do seu novo livro, o intelectual de esquerda acaba por dizer que sim. No dia seguinte, à porta da sua mansão, uma numerosa família de Romenos que o viram na televisão, na sua roulotte, propõe-se ir viver para a propriedade. O filme simula assim, num microcosmos familiar e localizado, a atual “invasão em curso” da França, e da Europa. No final, dá-se, contudo, um Happy End com o casal francês a chegar à aldeia natal dos imigrantes, na Roménia, para assistirem ao casamento do seu filho com uma das jovens romenas.

 

«À bras ouverts montre que la France a un problème avec les comédies»

Par  Arthur Dubois in Le Figaro

Guy Laurent, le co-scénariste d' À bras ouverts, s'est défendu de tout racisme dans une interview accordée au Figaro.

INTERVIEW - Comme pour Qu'est-ce qu'on a a fait au bon Dieu ?, il a co-écrit le film avec Philippe de Chauveron. Pour Le Figaro, Guy Laurent a accepté de répondre aux attaques qui voient dans cette satire des relents nauséabonds de racisme.

Qu'est-ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour mériter ça? Comme pour leur précédente comédie à succès, Philippe de Chauveron et Guy Laurent ont co-écrit À Bras ouverts. Et comme pour leur précédente comédie, ils font l'objet d'une attaque en règle. Leur film avec Christian Clavier est accusé de véhiculer une image «abjecte» des Roms. Face aux multiples accusations de racisme, Guy Laurent a tenu à s'expliquer.

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous aux accusations de racisme qui pèsent sur À bras ouverts?

Guy Laurent, scénariste d' A bras ouverts.

Guy LAURENT. - Ça nous atteint Philippe [de Chauveron] et moi. Ce n'est pas plaisant. Ça fait beaucoup de mal d'autant plus qu'il n'y a pas moins raciste que Philippe. Pourtant on a travaillé avec des Roms sur le tournage, on a échangé avec eux. C'est la première comédie en France où on les met au premier plan. Lors des projections tests les résultats étaient positifs. 1% des gens trouvaient le film raciste et environ 90% pensaient qu'il était bien.

Vous comprenez que les représentants de la communauté rom puissent être choqués?

Oui, mais notre sujet principal n'était pas de rire des Roms mais d'une élite qui donne des leçons de générosité et de partage qui n'arrive pas à appliquer. On est vraiment sincères quand on dit ça. Mais dès qu'on a présenté le pitch du film, bien avant son tournage, ça a fait polémique. Et cette polémique influence bien entendu l'opinion du public.

Considérez-vous À bras ouverts comme un film politique?

On entend dire ça parce que le film est à l'affiche en avril, «en pleine période électoral». Nous rêvions qu'il sorte en février mais les places étaient surchargées. Ce mois-ci, notamment avec le beau temps qui fait fuir les spectateurs et l'élection présidentielle, ce n'est vraiment pas le moment idéal.

Vous semblez dire que ce procès d'intention est une spécialité française?

Je ne sais pas, je ne vis pas à l'étranger, je ne peux connaître la différence. Avec Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, le film n'était pas attendu. Mais la polémique, elle, ne s'est pas fait attendre. Mais elle a été vite écrasée par le succès du film. Là, À bras ouverts, était dans le collimateur de la presse avant même sa sortie.

Que dit À bras ouverts de notre société, selon vous?

On cherche à mettre en évidence les travers des gens. Dans Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, on se moquait de la posture des personnes de droite. Dans À bras ouverts, on s'attaque à un intellectuel de gauche qui est sincère dans ses convictions et qui se rend compte qu'elles sont contradictoires avec ses habitudes de vie, son quotidien. On a un humour très corrosif mais on le dirige vers tous nos personnages. Les critiques ont mis en évidence uniquement certaines parties du film. Ils ne disent pas que Babik - le père de famille rom incarné par Ary Abittan - vole uniquement quand il est contraint de nourrir les siens et qu'il n'a pas d'autres solutions. C'est la presse qui insiste sur ses défauts.

Faut-il guérir le mal par le mal en présentant les Roms sous un visage qui peut être mal interprété par le public?

On parle énormément des Roms à travers des faits divers en France. Avec À bras ouverts, on en a fait des héros, on les montre de manière bienveillante par rapport à ce qu'on voit dans les médias. Babik est fidèle et honnête avec Fougerole. Et puis c'est une comédie pas un documentaire. Mais on a un problème avec les comédies françaises dans notre pays. Cela devient de plus en plus compliqué d'en écrire. On finit par s'autocensurer et je ne sais pas si c'est bon pour la création.