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Tugdual Derville e o movimento de que é Secretário Geral, Alliance Vita , mantêm uma luta sem quartel, em França e além-fronteiras, contra o complot “político-científico-empresarial” que tenta sucessivamente, com a Procriação Medicamente Assistida, as Barrigas de Aluguer, a comercialização de esperma e órgãos, e a manipulação genética de toda a ordem, fazer da reprodução, não uma fonte de riqueza espiritual, humanidade e renovação da sociedade, no contexto da família, mas antes um negócio proto-mafioso, pseudo-elitista, neo-esclavagista, frankenstainiano e gerador de ganhos multimilionários à custa da servidão da população em geral.

www.alliancevita.org

https://www.alliancevita.org/en/2018/07/

11 Jul 2018

 

Following the State Council’s report, Alliance VITA challenges French President Macron to defend children’s rights which have been heretofore sidelined. In fact, the State Council intends to align with societal pressure concerning procreation instead of protecting the best interests of the child.

If French law permits this new type of filiation with 2 mothers, these children will be afflicted with a serious, definite discrimination of their civil status, without any paternal genealogy registered.

It is shocking that a group responsible for counseling the governmenton procreation subjects consents to adults transgressive demands from a small minority, instead of assessing an infertility prevention policy, (including environmental and behavioral causes). If they allow ART to be treated in a trivial manner, there will be an impact on children’s rights.

Tugdual Derville, Alliance VITA’s General Delegate states:

“These new recommendations give the impression that the group has little concern for legal coherence and justice for the most vulnerable. As if political pressure forced them to go back to the previous decisions… How can the principles which were claimed when the law was revised in 2011 to protect children, all disappear so suddenly? “

The State Council recommended avoiding “the risk of ceding to the least ethical position “, and to maintain “the basic requirement for a child to have a family with a father and a mother” and not to “intentionally create a child without a father, which cannot be considered to be in the best interest for the unborn child.”  This is the same consternation if the State Counsel recommends allowing research on 13-day old embryos. Such bioethical policies based on a downhill slope can’t make our society safe.”

On a point which deserves adjustment, Alliance VITA notes that the Council of State makes an absurd proposal that does not meet the demands of children born by medical assistance with donor, tested by the anonymity of gamete donation and seeking of their origins. This quest is tackled on tiptoe, by a proposal for access of non-identifying data subject to the consent of the donor and the parents. It’s scientifically absurd and virtually derisory; because nowadays, nothing can hinder a child from having access to his origins.

Alliance VITA continues to insist that the main principles governing French and International law must be respected, in particular Article 7 of the Convention on the Rights of the Child, which states that every child has “the right to know his parents and be raised by them as far as possible.”

Alliance VITA intends to participate in mobilizing efforts for bills to be passed in accordance with the child’s best interests.

 

 

https://www.alliancevita.org/2018/01/temps-hommes-tugdual-derville/

 

 

12 Jan, 2018

Le temps des hommes, par Tugdual Derville

 

Face à la tendance déshumanisante à l’éclatement du temps, une «  pause  » s’impose à l’esprit pour préserver ou retrouver l’unité de temps de l’existence humaine.

Face au temps, un examen s’impose – ou devrait s’imposer – à toute conscience humaine : de quelle façon utilisons-nous cette ressource universelle, une des rares richesses qui semble équitablement répartie – du moins sur une journée – entre tous les être humains. Que faire du temps ?
Certes, la conscience du temps est si consubstantielle à notre identité humaine que nous n’imaginons pas exister sans lui, d’où l’étourdissement qui peut nous saisir devant l’idée d’éternité.

Certes, des milliards d’hommes encore menacés par la misère matérielle ne semblent pas en mesure d’user librement de leur temps. À peine ont-ils celui de penser à leur destin. Toute leur ressource est mobilisée pour survivre : se nourrir, se loger, se vêtir, se chauffer… et prendre soin des leurs. Ce temps, au moins, est habité par l’essentiel. Heureusement, toutes les cultures ont structuré le temps des hommes pour donner un sens aux existences. La linéarité cyclique du temps naturel s’est enrichie de discontinuités culturelles. Sur les temps de la nature, l’homme a apposé son sceau souverain : fêtes, commémorations, célébrations. Le temps ainsi se respire au lieu de nous étouffer. Il nous relie. Grâce à la Religion.

Mais considérons la société contemporaine d’opulence. L’idée de Dieu est en passe d’être évacuée au profit du «  temps libre  », si sacré qu’il a eu jusqu’à son ministère (en France, en 1981). On s’évade volontiers pour échapper à la question du bon usage du temps. On s’épuise à poursuivre des idoles insaisissables : sexe, argent, pouvoir… Le culte des loisirs atteste cette compulsion à oublier notre responsabilité dans l’accueil de cette «  créature  » intangible qu’est le temps pour nous humaniser. Nous accumulons des expériences comme on entasserait fiévreusement du blé en ses greniers. «  Malheureux ! Ce soir on te reprend ta vie…  »

Nous préférons courir après le temps, nous fuir en fuyant le présent, nous laisser emporter par la frénésie du mirage consumériste. Elle saute aux yeux – désormais – sur les multiples supports de la «  société écranique  » : étourdi par l’avalanche des notifications digitales, l’homme «  hors sol  » est d’abord coupé du temps réel. Il a perdu jusqu’à la richesse féconde de l’ennui. Il récuse la durée, donc la constance, l’engagement et la fidélité. Mais aussi les limites, la fatigue et le vieillissement. Il renonce à la portée de sa parole, qu’elle soit politique, commerciale ou amoureuse.

L’émotion d’un instant a remplacé la solidité du présent. Grande victime : la vie intérieure, donc le discernement et, bien sûr, la vie spirituelle. Plus de place pour ce cadeau du temps gratuit, ce «  présent d’éternité  » où le temps semblait vraiment suspendre son vol. Où est passé le temps de l’Esprit ?

Nous sommes pourtant au moment charnière de l’Histoire où les forces de l’Esprit nous sont plus que jamais indispensables. La question du temps est même au cœur d’un défi biopolitique. L’avenir de l’humanité s’y joue. Un bras de fer existentiel s’est noué entre le temps et la technique, qui entend vaincre par son accélération. L’innovation va si vite qu’elle nous interdit de prendre le temps de nous «  pauser  » pour l’interroger. Elle fascine, hypnotise et anesthésie. Son grand stratagème : nous faire confondre le faisable avec le bien et, par voie de conséquence, le nouveau avec le progrès.

Avons-nous mesuré à quel point l’application précipitée des découvertes de la science viole les consciences ? S’impose d’abord à nos esprits l’oukase fataliste de l’adaptation. Nous sommes condamnés à nous adapter à la technique pour ne pas mourir socialement. Mais peut-on descendre du train technologique qui fonce vers l’avenir comme vers un mur, sans pilote ni but ? Faudrait-il se laisser faire, consentir passivement à subir les versions successives des «  merveilles  » technologiques qu’on nous vend, et s’y désincarner ? À peine avons-nous l’impression de maîtriser le nouveau gadget indispensable hier qu’est annoncée pour demain une version +1 qui le rend obsolète. Comme d’une troupe éperdue fuyant à toute force, les faibles sont abandonnés en rase campagne, en commençant par les plus vieux, les moins endurants, les moins souples. Tous décrochés. Seuls les meilleurs courent vers la vie. Mais quelle vie ? Inhumaine.

Car chacun sait désormais que l’Homo sapiens n’est plus capable de suivre le rythme de la technique. Il faudrait l’améliorer, l’«  upgrader  », le dénaturer. C’est l’Humanité elle-même et le principe d’humanité, qui sont en passe de décrocher à force d’être secoués par l’idolâtrie techniciste. La technique tue la tendresse. Elle réduit nos mains à deux doigts courant sur les écrans digitaux. Elle les détourne de leur habileté technique ; elle dénature leur vocation charnelle ; elle appauvrit leur expérience sensible. Toute-puissante, la technique nous rabougrit en nous séparant les uns des autres. Elle nous fait oublier à quel point nos intelligences corporelles, émotionnelles, rationnelles et spirituelles méritent d’entrer en résonance.

Comme si la fin devait justifier les moyens, le «  conséquentialisme  », pensée totalitaire, étouffe le jugement sur la technique. Que certaines innovations soient des régressions, c’est flagrant en matière de procréation artificielle : le «  fait accompli  » a pris l’éthique en otage. Tout enfant conçu par PMA est utilisé pour légitimer par sa seule existence présente les transgressions passées auxquelles il «  doit la vie  ». À ce compte-là, l’amateur de jazz devrait s’obliger à cautionner la pratique de l’esclavage, sans laquelle cette musique ne serait pas née !

On vient de nous annoncer la naissance, aux États-Unis, d’un enfant conçu (in vitro) alors que la femme qui vient de l’enfanter n’avait qu’un an. Cet être humain a été figé vivant, pendant vingt-quatre ans, en dehors de l’histoire, privé de l’unité de temps dans laquelle s’inscrivent nos existences… En visant l’immortalité terrestre, le lobby post-humaniste promet de sortir des contraintes du temps, pour établir une sorte d’«  immédiateté éternelle  » ici-bas. En nous assimilant à un cerveau-machine, il ne laisse plus de place à la durée, à l’hésitation, au doute. Le temps de l’homme s’en trouve maltraité, fracturé, aplati.

Mais pas de fatalisme ! C’est d’un sursaut de la conscience de quelques-uns que nous pouvons espérer un réveil de l’humanité. à chacun de reprendre la main sur la technique pour qu’elle serve l’homme. On n’apprivoisera pas son accélération foudroyante sans retour à l’intériorité. Pour rester digne de l’humanité, le drame unique, à la fois joyeux et douloureux, de chacune de nos existences mérite de s’inscrire dans une unité de temps, de lieu et d’action.

Le monde a besoin d’hommes nés «  quelque part  », enracinés dans leur généalogie, leur géographie, leur culture, qui se savent mortels, nés à un moment précis de l’histoire, pour y accomplir, en un temps donné, une mission au service de l’humanité. Capables de prendre le temps d’aimer, ici et maintenant. Car aimer, en vérité, exige de donner son temps.

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Propos recueillis par Frédéric Aimard